Tina Arena sur scène
Les années passent, inexorables, mais une chose demeure : la puissance d’une voix qui en quelques notes peut embraser une scène et nos cœurs. Tina Arena glisse d’un feu rageur à une tendresse qui désarme, traverse les registres – pop anglo-saxonne, dance, chanson française – avec une aisance presque surnaturelle, comme si le temps n’avait fait qu’affûter son timbre au lieu de l’user. Peu importe le registre, elle emporte tout sur son passage, mêlant énergie inépuisable et refrains qui explosent en vagues d’ovations debout. Entre puissance vocale et émotion à fleur de peau, chacune de ses notes porte une générosité rare, une maîtrise qui ne s’explique plus mais se ressent. Chaque chanson devient un moment suspendu où l’âme rencontre la voix. Ce concert à Perpignan, tant attendu, rappelle avec force pourquoi Tina Arena reste l’une de nos artistes préférées, de celles qui ne traversent pas les décennies mais les illuminent.
Tina Arena en quelques repères
Née à Melbourne, dans une famille d’origine sicilienne, Filippina Lydia Arena grandit devant les caméras : elle apparaît à la télévision australienne dans l’émission Young Talent Time, qu’elle ne quitte qu’en 1983. Elle a depuis vendu plus de onze millions de disques et chante en trois langues : anglais, français et italien.
Le public français la découvre avec Aller plus haut, certifié disque de platine en 1999 avec plus de 500 000 exemplaires vendus, puis Les Trois Cloches, disque d’or l’année suivante. Aimer jusqu’à l’impossible, en 2005, s’installe plus de dix semaines dans les cinq premières places des ventes, avant l’album 7 vies en 2008.
La même année, le 21 décembre 2008, la France la fait chevalier de l’Ordre national du Mérite. Sur scène, elle a chanté à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sydney en 2000 et tenu le rôle d’Esméralda dans Notre-Dame de Paris à Londres. L’Australie l’a fait entrer à l’ARIA Hall of Fame, le panthéon de sa musique, en 2015.